Cherchez... Trouvez!

À la recherche de l'équilibre intérieur...

Voilà. Je file un mauvais coton depuis 3 jours... et je vous demande vos trucs, vos conseils. Je vous explique.

Depuis 2 ans, la mal-a-dit (maladie bien sûr!) me côtoie de très (trop) près via mes proches. Dans mon entourage immédiat, pas moins de deux cancers du sein, un cancer colo-rectal, des malaises cardiaques et ce week-end, pour couronner le tout, mon père qui a eu un AVC avec rupture d'anévrisme.

Je vous avoue que j'ai beau y mettre toute ma volonté, tout mon savoir ''yogique'', j'ai vraiiiiment de la difficulté à observer le détachement nécessaire pour bien épauler, assister mes proches et, disons-le, à traverser personnellement ces périodes-là. Je me sens à bout de souffle, mentalement aussi bien que physiquement. Je crois que je manque de capacité à me détacher tout en étant présente... comprenez ce que je veux dire? Je ploie sous le stress et les émotions.

Comment faites-vous? Quels conseils (me-nous-tout le monde) donneriez-vous?
Comment se libérer de l'emprise émotionnelle qui nous entrave et nous empêche d'être réellement un appui pour nos proches et/ou tous ceux qui comptent pour nous?
Comment ne pas ajouter à leur fardeau avec mes-nos émotions?
Comment aller chercher la force et la paix intérieure nécessaire pour traverser le plus sereinement possible ces épreuves-là?

Merci pour votre ''écoute'' et vos réponses. 
signé: une fille à la recherche d'équilibre intérieur, d'harmonie et de sérénité... enfin, autant que faire se peut.   :)

17 commentaires:

ni a dit…

Bonsoir...
ce que j'entends ici, c'est une fille qui a peut-être oublié que c'est bien normal de filer un mauvais coton vu les circonstances!!! Tu n'as pas à une invincible... les émotions qui te traversent veulent passer, rien ne sert de vouloir les éviter! Ça fait partie du processus! Donnes-toi quelques jours, respires et sois douce envers toi-même. Ne te demandes rien pour l'instant, que de ralentir un peu avec ces immenses attentes envers toi-même!
Gros câlin!

indiantigre a dit…

tout d'abord je t'envoie tout mon soutien.
Quand ce sont ces proches qui sont concernés on réagit différement, et on a bon controler nos émotions en tant normal, que là tout nous dépassent.

Des conseils ce n'est pas facile à trouver, dans ces situations car on a tellement peur de blesser.
PEut être qu'écrire tes émotions au jour le jour, avec une pensée positive de la situation qui va t'aider à voir la chose d'un oeil meilleur.

Adeline a dit…

Comme je suis désolée d'entendre que tu traverses des moments difficiles, ainsi que tes proches.
Tu dis que c'est difficile pour toi d'être présente et détachée émotionnellement en même temps, ça peut se comprendre !
La seule option que j'ai à te proposer, c'est le lacher prise inconditionnel, l'acceptation que pour le moment, tu n'es pas aussi détachée que tu le souhaiterais, l'acceptation que tout cela te touche beaucoup, l'acceptation que tes émotions interfèrent avec le soutien que tu souhaites apporter, et que cela EST ainsi.
Je t'envoie ton mon soutien et mon amitié.

Mlle Pigut a dit…

Je t'envoie tout la serenite dont je dispose en ce moment... mais je n'ai pas de recette miracle à ton soucis... peut-etre que rester positif, s'obliger à penser que la situation va s'ameliorer meme lorsquelle cela semble impossible peut aider à se sentir bien afin d'etre capable d'aider.
Je t'envoie aussi pleins d'energie pour tes proches.

spécialiste de l'éphémère a dit…

Ce que ça peut être pénible ces passages où le noir s'enchaîne... Tu as toute ma sympathie G.O. Je n'ai pas de truc; je pense qu'on doit foncer tête baissée, en respirant largement, et en se réservant des plages de temps où on se fait plaisir, juste pour soi... Mais bien sûr, ça n'élimine rien. Par contre, après la pluie, le beau temps... après l'hiver interminable, le lilas revient charmer notre odorat... Je te souhaite un printemps hâtif ;-)
Bizous ma belle.

Lise a dit…

Bonjour Nathalie,
Personnellement, je réserve l'état de détachement que tu souhaites atteindre uniquement pour mes interventions professionnelles. Quand il s'agit de mes proches, je suis tout coeur et toutes émotions.

Babette a dit…

Désolée d'entendre tout ça. Le cancer et la maladie nous bouffent littéralement nos proches et nous-mêmes, ç'en est révoltant.

Je ne sais pas trop quoi te dire pour te conseiller... Je ne t'apprendrai rien en te disant que les personnes malades sont souvent isolées car les gens sont mal à l'aise avec la maladie et qu'au lieu de piler sur leur inconfort et d'aller voir les malades, ils se contentent de rester dans leur coin en se disant que d'autres s'occuperont des malades. Enfin, bref, ta seule présence est importante, et c'est normal que tu sois éprouvée et que ça paraisse... Il faut que tu vives ta peine aussi. Tu peux peut-être essayer de changer les idées de tes proches, ou te demander ce que tu aimerais qu'on te dise si c'était toi qui étais malade. La bonne humeur est contagieuse, et si tu arrives à faire rire, sourire tes proches, peut-être qu'ensuite toi aussi tu te sentiras mieux... Courage!

Anonyme a dit…

bonjour,
j'aime bien venir flâner par ici à la recherche de nouvelles idées de recette que vous partagez généreusement et je suis étonnée de ne pas voir de soutien de la part de nous tous ; alors même si je n'ai aucun conseil à donner, je vous envoie plein de courage pour faire face à cette période difficile.
cordialement
nj

Végébon a dit…

Consoler des proches dans la détresse est comme marcher sur un fil, c'est dur d'avoir l'impression d'en faire assez, sans en faire trop.

Etre auprès d'eux, jour après jour, en essayant de leur parler de choses positives qui se passent dans le monde (tu peux piocher des idées sur le blog bonne nouvelle sur lemonde.fr), en parlant aussi des choses graves parfois, en pleurant quand le poids est trop lourd... C'est déjà un soutien très fort pour tes proches, et ça ne te demande pas de cacher tes émotions.

Mes parents, en cas de problème grave, cachent entièrement leurs émotions et ne m'informent qu'au goutte à goutte, seulement quand il y a une bonne nouvelle. Je peux te dire que cette attitude me blesse plus que s'ils étaient francs avec moi, y compris en se montrant tristes parfois. Parce que là j'ai l'impression d'être mise de côté, de ne pas être digne de voir leurs émotions ou de comprendre leurs soucis.

Je t'envoie tout mon soutien.

PS : pour ta recherche d'harmonie intérieure, est-ce que tu y réussi en temps normal ? Parce moi pas du tout ^^. Mais je me dis que "le bonheur ça s'trouve pas en lingot mais en p'tite monnaie".

Clem a dit…

Je suis désolée de ne pas pouvoir t'aider, je ne suis pas un modèle de zenitude... Quand ma maman est tombée malade d'un cancer colorectal j'ai géré comme j'ai pu, en étant le plus présente possible, en respectant aussi ses silences et en lui disant aussi, à ma façon, que j'avais peur. Quand à "moi", j'ai commencé par accuser le coup douloureusement et puis j'ai fini par trouver un équilibre en tatonnant... Mais c'est vrai que sa maladie est allé dans le bon sens... C'est pas facile du tout ce que tu traverse là, je ne vois pas comment arriver à rester suffisamment détachée pour ne pas en souffrir... Je ne suis même pas sûre que ce soit possible! Désolée ce n'est pas très encourageant... Bon courage!

Anonyme a dit…

Aujourd’hui, découvrant ce merveilleux ce site, j’entends votre question.
L’équilibre intérieur est assez particulier et variable pour chaque personne.
A ce qui a déjà été dit, j’aimerai ajouter ceci.
Il y a la théorie d’une part ; d’autre part la pratique.
L’adage dit la différence : « Plus facile à dire qu’à faire ».
Il y a le contexte, votre contexte, là où vous êtes avec vos données personnelles et celles liées à vos proches.
Le fait de partager ici la question est déjà un pas vers l’équilibre qui se fait/refait à chaque instant, quelle que soit la situation où on se trouve.
Merci à vous de votre partage, déposer un peu votre trop plein, souffler et recevoir le soutien des autres ; ça nous apprend tous.
Quand la maladie touche, nous nous sentons plus vulnérables ; ce qui fait aussi de nous des humains.
Si vous regardez un équilibriste, il est en recherche constante sur son fil.
En film ralenti, les nombreuses hésitations parmi les pas sûrs sont visibles.
Les émotions font partie de la vie, de notre être profond, ne sont pas à ne pas renier.
A notre insu, quelques réminiscences éducatives, culturelles, sociales… nous empêchent d’exprimer, en certaines situations où nous sommes censés soutenir autrui.
Là comme dit un intervenant, écrire, mettre sur papier ce que vous ressentez.
Ou encore dessiner, cuisiner, prendre un temps pour vous-même vous dire votre ressenti.
Les proches sont eux-mêmes touchés, n’ont pas toujours la capacité d’écoute adéquate.
Si vous regardez avec un peu de recul, vous verrez que l’équilibre est omniprésent.
L’équilibre existe parce que le déséquilibre existe.
L’intérieur existe parce que l’extérieur existe.
En pareille situation, j’avais tenu tellement fort, que j’avais craqué d’épuisement.
La coupe pleine depuis trop longtemps en quelque sorte.
Une infirmière était venue nous encourager à lâcher ensemble, médiatrice hors pair.
C’était très surprenant de voir combien malade et entourage était lié, avait pu évoluer ensemble grâce à cette crise finalement salutaire, où chacun petit à petit avait osé se dire dans la peur de la maladie que nous cachons tous dans notre inconscient.
Il n’y a pas que le malade qui vit la maladie. Les proches aussi.
Ce qu’on oublie parfois, en tant que proche ou accompagnant.
Ce n’est pas si simple d’accepter concrètement la maladie de l’autre. Surtout le cancer ou autre maladie assimilée.
Reconnaître dans votre for-intérieur, dans le secret de votre cœur : que veut dire cette maladie? Comme vous dites en langage oiseau « mal-a-dit », c’est tout un travail intérieur.
Je crois bon aux conseils déjà formulés, que prendre un peu de temps pour vous-même (même si vous en avez peu) pourrait vous vraiment apporter, un temps rien que vous dans un domaine que vous chérissez, en silence, dans la nature, la baignoire ou n’importe quel support de ce qui vous semble juste à l’instant présent pour vous ressourcer.
Vous ressourcer reste essentiel. Chaque jour, régulièrement.
Accompagner demande énormément d’énergie ; il faut tenir compte de la durée aussi.
Vous avez vraisemblablement déjà beaucoup donné en 2 ans.
Cette infirmière m’y avait invitée « Prendre quelques minutes conscientes pour vous-même ».
C’était une clé qui m’avait beaucoup aidé.
Je termine en vous invitant à essayer de ne pas vous juger ni culpabiliser ; trouver l’humilité que l’épreuve actuelle met sur votre chemin de vie.
Vous verrez, vous trouverez la force, l’appui et l’équilibre pour traverser ce qui vous est demandé.
Ayez confiance ! Bon courage et cordiales pensées.

Esther a dit…

Bonjour,
Je ne reviens qu'aujourd'hui sur ton blog, pour trouver ce petit appel. Je crois que quelles que soient les périodes que l'on traverse, le seul besoin ultime dont nous avons tous besoin c'est l'amour. Tant que mes actions, réactions, paroles ou gestes... sont guidés par l'Amour je sais que qu'il ne peut y avoir d'erreur.
En tout cas, je te souhaite d'avoir du courage et de rester en paix.

Élisabeth a dit…

Je viens d'assister en fin de semaine à des enseignements Bouddhiste sur la guérison dans le spirituel. C'était un enrichissement qui dépassait toutes mes attentes.
Lire «Le livre tibétain de la vie et de la mort» de Sogyal Rinpoché. Surtout les chapitres 5-9-11-et 12. Ce sera d'une aide exceptionnelle.
Bonne chance

Nathalie Chausseau a dit…

Merci à toi Elisabeth! J'ai bien pris le titre du livre en note. :)
Heureusement, la vie suit son cours et le moral remonte avec le printemps. Merci de ton commentaire! :)

Nathalie Chausseau a dit…

@ Esther: J'ai vraiment été touchée par ton mot! C'est tellement ''juste''. Tant que l'Amour est en nous, tout est à sa place, les moments tristes comme les joyeux. Mais ça n'empêche pas de se sentir dépassée parfois.
Merciiiii d'avoir pris la peine d'écrire ce commentaire. :)

zara whites a dit…

Alors là, pour apprendre à se détacher, il n'y a qu'une chose! Byron Katie! J'ai soustitré plusieurs de ces videos sur you tube et elle a d'excellents livres en Français. Je lui dois énormement, et le détachement, c'est devenu mon truc!

bonne chance!

Nathalie Chausseau a dit…

Wow! Merci pour cette référence Zara. Je ne connaissais pas!! :)
Heureuse découverte. Merci de ton passage ici. Bon lundi. :)

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